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Un poil' enceinte et des poussiereuh

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February 2014

Vis ta vie. Pas celle d’un autre

au-bout-de-la-route.blogspot.com
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On grandit parfois, dans son corps, dans sa tête, mais dans les désirs d’un autre. Cet autre peut prendre des formes différentes. Cet autre peut être un homme, une femme, une institution, une croyance. Il est autre en ce qu’il n’est pas toi.

On ne le sait pas d’abord. On croit que c’est nous. Puis on se réveille un matin, et on se rend compte qu’on n’a encore jamais vécu pour soi. Cette réalisation vient parfois quand notre vie est menacée, et que tout ce qui reste, c’est ce qui ‘’est’’, c’est non plus les projets pour l’avenir, mais le présent lui-même, avec ce qu’il a à offrir, et souvent, une introspection douloureuse, révélatrice, essentielle.  

On vit pour des idées, on vit pour un métier, une passion, un pays. On donne tout, et on s’oublie soi. On s’identifie a ces choses : je suis médecin, je suis professeure, je suis ceci, je suis cela.

On veut changer le monde. Il n’est pas beau, il n’est pas comme ils l’ont désiré. Ils nous ont appris, ils nous l’apprennent tous les jours ; le monde va mal, le monde est ainsi, le monde est comme ça. On le voit à travers les yeux de tous : de nos parents, de l’école, de la faculté, des medias, des amis, des analystes, de la télévision, des livres. Mais à travers nos yeux, non. On ne nous apprend pas à voir le monde à travers nos yeux, et c’est pour cela que des artistes sont venus le dire : cette vie-là n’existe pas. Et ces mêmes artistes ont montré le monde qu’il voyait. Un autre monde que certains connaissaient aussi, dont ils éprouvaient les émotions.

Cette vie-là, cette vie dans le for intérieur, cette voix-là, cette voix au fond de nous, si on n’y prête jamais attention, on ne l’entendra sans doute jamais.

Qu’est-ce donc que cette vie intérieure ?

La seule révolution possible pour la plupart d’entre nous.

Mais on nous apprend à parler, pas à inventer la parole. Il est intéressant de voir par exemple comment on s’approprie les mots, comment on s’approprie le langage, sans l’interroger jamais. Comment on parle, sans conscience, ou comment on entend sans n’être capable d’entendre, qu’à travers le prisme de nos préjugés ou de nos connaissances. Qui est cet être bruyant en nous ?

Est-il nous ?

Ces connaissances, ces préjugés, sont-ils nous ?

Il nous faut des exemples, des vedettes, des prophètes, des savants, des autres qui savent ce que nous ne savons pas. Ils nous appris à parler, ils nous apprendront à penser.

De même, nous devenons, si nous ne prêtons pas attention à notre for intérieur, le produit d’une image projetée sur nous, mesurée grâce à notre salaire, notre physionomie, nos fréquentations, nos préférences politiques, nos talents….. Et cet être devient nous.

Nous réalisons un film, un livre, une musique, et voilà, c’est nous.

Mais est-ce nous ? Est-ce que je suis cette idée ? Cette fréquentation ? Une préférence politique ? Est-ce que je suis l’idée de la femme ? L’idée de l’homme ? La femme féministe engagée ? La femme mère ? La femme écrivain ? Qui suis-je vraiment ? Quelle vie ai-je choisi de vivre ? Est-ce ma vie, ou celle des autres ? Quelle cause ai-je décidé de défendre ? Cette cause est-elle vraiment la mienne ?

Est-ce que je suis poussé par la volonté de me montrer, d’exister devant les autres ou est-ce que je suis poussée par mes désirs profonds, mes désirs réels, ceux qui n’existent qu’entre moi et moi ?

Toutes ces questions, il faudra un jour se les poser, mon enfant.

Car beaucoup pensent vivre leur vie, alors qu’ils vivent celle d’un, d’une autre, sans conscience, sans recul, trop difficile étant pour eux d’être avec eux-mêmes et de se connaitre eux-mêmes.
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Cette connaissance, ce contact avec soi, dénué de volonté, un contact avec ses désirs réels, même si ce sont des désirs simples, est trop dur, quand on a été mis sous pression toute sa vie par maintes représentations de ce qu’on doit être, et de ce qu’on ne doit pas être.

Pourtant, la vie, celle qui passe inaperçue, celle dont on plaint l’ennui, existe, est intense, est réelle. Mais comment ressentir cette vie, quand on n’a même pas conscience de son être, quand on ne vit qu’à travers des idées de ce qui doit être…de ce qui ne doit pas être…Quand on refuse toute souffrance, toute remise en cause, toute transformation de soi ?

La révolution intérieure est la seule révolution tangible et  transformatrice du monde.

Toute la nuit, j’étais quelqu’un et quand je me réveille, je suis soudainement ta maman.

Toi :)
Toi 🙂

Ça commence le matin, au réveil, les petits coups. Mes yeux soulevant les lourdes paupières et toi, dépliant les bras. Que dis-tu ? Je t’aime. Mon corps chaud au lever du lit et au contact du froid, et toi, dépliant les jambes, dépliant les jambes et les bras.

forumchezswann.free.fr
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Que dis-tu ? Bonjour lumière. Bonjour chaude lumière sur le ventre de maman.

Alors je ramène ma main sur ce ventre, et je me souviens. Toute la nuit, j’étais quelqu’un et quand je me réveille, je suis soudainement ta maman. Je suis de nouveau ta maman. Je deviens tous les jours un peu plus, ta maman. Ce sentiment se précise. Tu es la première pensée de la journée.

Je te parle en silence. Je ne dis rien à haute voix, mais je te parle et mon cœur gonfle. Je te parle. Je parle à quelqu’un et ce quelqu’un je ne sais pas, mais ce quelqu’un, je lui parle vraiment.

Je marche le long du couloir, je songe à ce café. Et alors que je marche, que j’avance vers ces odeurs, vers ce café qui va calmer mes aigreurs, toi tu sautes, sautes, sautes. Que dis-tu ? C’est une belle journée, maman. En chœur. Que dis-tu ? Je suis là, maman. Tu dis que tu es là. Tu m’appelles et tu demandes : On est où là ?

Tu es là maman.
Dans le présent, dans cette seconde, dans cette seconde où j’écris, et dans celle où je n’écris plus. Tu es partout.

forumchezswann.free.fr
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Tu t’es juste réveillé, tu t’es juste comme moi, dégourdi pour attaquer ta journée dans la cellule de mon ventre.

Aujourd’hui, tu auras à:

-ouvrir les yeux pour la première fois

-méditer sur les lumières, ces petits points blancs

-pour la première fois, tu percevras des sons

-des poils te poussent sur la tête, sur le visage

-ton cœur deviendra de plus en plus gros

C’est beaucoup de choses à faire, ne trouves-tu pas ? Moi, je trouve que c’est beaucoup de choses à faire.

The Orange House

orange house

Cette maison n’est pas ordinaire.

Les arbres de Mona
Les arbres de Mona

Il y a des maisons comme cela mon bébé, des maisons pas ordinaires, tu peux même dire d’elles extraordinaires, qui se sont retirées au loin, et qui accueillent en leur sein, des personnes ordinaires, comme moi, qui en sortent avec des yeux plein de lumières, de couleurs et de mer.

Sour.

L'arbre blanc
L’arbre blanc

Tu vois cela, c’est un arbre qui a été fait à partir d’un filet de pêcheur. A l’arbre, ils ont ajouté pour faire joli, des ordures retrouvées dans la mer, car tu le sais, certains hommes croient que la mer est un dépotoir. Mona, la propriétaire de la maison, m’a dit que beaucoup d’ordures se tenaient la main, quand elles ont été sorties de là où elles étaient, oui, elles se tenaient la main, elles savaient peut-être qu’elles allaient ensemble avoir un autre destin que celui de polluer, celui de rendre visible dans la beauté, la bêtise des hommes.

Et puis Mona, m’a aussi montré d’autres arbres décorés par les enfants, avec des objets recyclés, comme les petites bouteilles de tabasco (l’épice préférée de Mona) dans lesquelles ils ont ajouté des colorants pour donner de la couleur.

Christiane et la mer
Christiane et la mer

Au-delà de ce jardin que tu vois, mon amour, il y a une plage, qui s’étend éperdument, et un sable chaud et blanc, dans lesquels tu enfonces les pieds en méditant sur le plaisir d’avoir sur le froid de la peau, la tendre chaleur de la terre.

Je ne les ai pas pris en photo, mais il y a aussi dans cette maison extraordinaire, des animaux : le chat Blackie, le perroquet Mantouf, des chèvres et un sanglier du nom de Zaarour.

Il y a aussi une très belle chienne, qui tient la garde, mais j’ai oublié son nom. On a passé notre temps à la regarder. Elle aimait ça. Puis, elle était un peu comme moi, prise entre le sommeil, les câlins et la douce chaleur de la lumière.

My grand'ma

My grand mother. When she was a young, hopeful, beautiful and strong woman.
She died a year ago, at the age of 90.
She suffered greatly.
She had a tough life.
But she loved playing poker, making sweets for her grandchild’s, taking care of her beautiful garden.
She invented a recipe of ketchup I will never forget the taste of.
She thought me to be strong and willing.
She hated wearing make up.
She was elegant and unique.
She was my granma.
I wish you met her but that won’t happen.
Such a personality.
Such beautiful eyes wetting when she would tell me her story.
Such a strong body, big hands, a tall, a tall and strong woman.
She feared no one. She was the exemple of the strong woman.
I knew her as a grand’ma.
She was a great one indeed.
In the night, when I needed a cuddle, she’d always stand next to me and give me warmness.
Her beautiful smile.
Her sitting room where at the age of ten, she taugh me playing cards and faking.
I’m very good at poker, grand’ma now, you should see me.
I got that from you.
Her sadness.
Her tears.
I will never forget the fire in the sitting room.
The fire in her eyes and in her words.
She was an autodidacte.
She taught herself to read and to write.
She’d never miss the newspapers.
She read them all.
Such a beautiful mind.
My grandma.
My love.

Les papillons dans le ventre. La jeunesse, la petite mort, la naissance.

Odile Redon ( 1840- 1916). Le Buddha
Odile Redon ( 1840- 1916). Le Buddha
Au Liban, où j’ai rencontré ton papa, j’ai aussi fait la connaissance de beaucoup d’autres âmes, qui m’ont toutes ouvert sur des champs de possibilités musicales. Beaucoup  m’ont inspiré dans le cadre de l’écriture de nouvelles, mais ils ne savent pas qui ils sont, et quelles émotions ils ont pu susciter dans mes personnages. Tous ont cette jeunesse en eux, et cette croyance qu’ils sont capables de transformer le cours de leur existence, en faisant ce qu’ils aiment. Je les respecte pour cela. Et je sais, où, dans mes mots ou dans mes phrases, ils ont fait leur place, ils se sont immiscés.

Tu vois, faire sa place dans la vie de quelqu’un, c’est devenir une part de lui. Une phrase, un mot, une musique, une caresse, et notre peau se multiplie, accueille, reçoit, devient.

Pour moi, toutes les personnes qui m’ont traversé, ont eu raison de le faire, même quand j’ai eu mal.

Isabelle LITSCHIG
Isabelle LITSCHIG

Je les assimile à des trains qui vont et qui viennent, et à chaque fois, c’est une nouvelle destination, c’est un nouveau chemin emprunté, c’est une nouvelle approche de la vie. C’est par cette expérience d’eux en nous, qu’on devient plus fort, plus humble, plus ouvert. Même les vives douleurs font partie du chemin. Certains trains vont trop vite, ou trop lentement. Certains déraillent. C’est à nous, de savoir comment faire avec les autres, comment vivre avec les autres, sans les laisser jamais nous définir ou nous écraser.

Tu vois, mon bébé, aujourd’hui, tu es encore un minuscule être qui ne vit qu’à travers moi. Mes pensées te bercent peut-être, et évidemment c’est surtout en elles, que tu es. Mais te donner la vie, c’est te la donner entièrement. Et je ne pourrais jamais te protéger de toi-même et de la vie, tu devras faire ton chemin seul, avec les moyens que je t’aurais donnés. Tu devras te définir toi-même, te réaliser toi-même, te faire toi-même. T’aimer et aimer les autres, c’est cela. Les accepter malgré tout, les prendre comme ils sont.

Turner
Turner

Alors, quoi que tu fasses et quoi que tu décides pour toi, je t’aimerais. Je n’arrêterai jamais de t’aimer, car je suis faite surtout d’amour. Et si j’ai de la haine, c’est encore une forme d’amour, un amour défiguré, qu’il te faudra pardonner.

Cette chanson-là, c’est un très jeune New Yorkais qui me l’a faite découvrir. Elle est un peu « gamine » sur les bords, avec la voix très aigue du musicien, mais je l’adore. Elle faisait même partie de la bande musicale de mon mariage au côté d’artistes comme Miles Davis ou Nina Simone. Je ressens en l’écoutant comme un espoir renaître, comme des bribes de l’enfance revenir, comme un monde de petites lumières de la jeunesse revenir sur moi et m’envahir. Cette sensation plurielle, qui se fait dans mon ventre, dans ma tête et même dans mon sexe, que tout est possible, que tout est à découvrir. C’est la naissance. Elle est douleur, elle est très vive, très présente, intense.

Ces petites lumières, ces petites décharges dans le corps, ce sont les odeurs nouvelles, les personnes avec qui tu te lies physiquement ou mentalement, les premières fois toujours, qui te font, qui te défont, et qui te grandissent. La naissance, c’est la petite mort qui succède à la vie. C’est à la fois douloureux et fascinant. C’est ce que pour la première fois, si tout va bien, je vais donner avec mon corps. Mais c’est aussi, si l’on vit intensément, si on vit ouvert aux autres et à la vie elle-même, ce qui nous arrive constamment. Renaitre de soi.

Tu verras que beaucoup se refusent à cette petite mort, et ne vivent jamais vraiment, préférant se revêtir d’une peau qu’ils connaissent et qui est confortable. Ils ne connaissent que cette vie-là.  

C’est que beaucoup ont oublié ce que sont les petites morts. Beaucoup oublient ces moments très puissants qui jalonnent notre adolescence et le début de l’Age adulte. L’intensité. La passion. La vie tumultueuse. Ces décharges deviennent plus rares avec le temps, je suppose, si on n’y prête pas attention. Si on se laisse porter par l’habitude. Attention, je n’ai rien contre elle. L’habitude aussi fait partie d’une transition vers plus de calme, vers plus de sérénité. Tant qu’elle est consciente. Tant qu’elle n’est pas le résultat de la résignation.

Je passe par cette phase où il y a moins de décharges qu’avant mais plus de conscience que jamais. Et avec toi, bébé qui vient, te sentir bouger en moi, comme un papillon ou comme une sauterelle, c’est un peu de cet inconnu merveilleux.

You’re pregnant? Lebanese? Looking for “more comfortable and confident birth experience”? Try this workshop !

http://www.lebtivity.com/event/hypnobirthing-make-your-birth-experience-one-worth-remembering-joyfully

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I hear a lot of positive things about Duna.

The title here sums it up !
Workshop starts on Saturday 15th of Feb.
Check it up !

La grossesse avait commencé avant. Quand elle était encore une histoire.

princesseaela.wordpress.com
princesseaela.wordpress.com

On parle beaucoup de la grossesse quand elle est là. C’est souvent champagne, félicitations, encouragements ou alors questionnements, stupeur, surprise. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a une agitation à l’annonce de la nouvelle, que celle-ci surgisse en nous, dans les autres, ou les deux.  

Pourtant, avant cela, il y a tout ce qui précède la grossesse. Ce dont on parle moins. Il y a la décision de procréer, et le processus de procréation même. Il y a aussi dans certains cas, aucun processus mais un désir inconscient de tomber enceinte, qui se solde plus souvent qu’on ne le croit par une grossesse non désirée.

Si vous traversez un peu la toile, vous verrez que de nombreux forums fourmillent de ce genre de discussions. Les femmes se posent des questions, se soutiennent les unes les autres, dans leur désir de procréer, se donnent des astuces, se redonnent confiance, se posent des questions…. Parmi celles-ci, on peut retrouver :

Est-ce que je peux tomber enceinte après avoir pris la pillule pendant des mois ? Est-ce que je peux tomber enceinte si je suis en surpoids (ou en sous poids), est-ce que je dois consulter si je ne suis pas tombée enceinte après des mois d’essai ? Etc, etc, etc…

Car oui,  souvent, il faut attendre quelques mois, avant que le test ne vire…de notre côté. Et pendant ce temps, on s’interroge, non pas sur le bébé même et l’enfant qu’on va avoir, mais sur notre capacité ou non à donner la vie.

 

La grossesse, même si elle est définie comme ce qui commence par un retard de règles (le plus souvent) débute en réalité bien avant. Elle commence par une idée, l’idée de tomber enceinte, et même parfois le désir conscient ou non de tomber enceinte.

Et avant, il y a avait….

Il y avait le désir de grossesse. p>

Oui, car le désir d’être enceinte est parfois un désir qu’on ne s’explique pas, qui n’est même pas un désir de bb. Il n’y a alors aucun symptôme, juste le désir fort de voir contrecarrer toutes les prédilections logiques et de se retrouver, enceinte, malgré soi, comme par miracle.

Il y a aussi tous ces tests qui étaient négatifs, et qui avaient toutes les raisons de l’être, car pas de symptômes, uniquement cette envie profonde d’être enceinte, et d’être dans cette situation unique du : et si…j’étais…

Et puis, un jour, il y a la possibilité très réelle d’être enceinte. On n’est plus dans le fantasme, dans la rêverie, on essaie de tomber enceinte, on sait que cette fois-ci, c’est possible.

Là se fomente l’idée d’avoir un enfant. On se dit prête (est-ce à dire qu’on l’est ?). Quoi qu’il en soit, on se lance dans l’aventure. On prend le risque. Et c’est déjà, le début de la grossesse, le début de l’aventure, même si on ne porte pas encore en soi le bébé. Il nourrit nos désirs, il rythme l’attente de nos règles (ou plutôt le souhait qu’elles n’arrivent pas), il est déjà ici, dans nos pattes…Il est l’idée mais une idée qui mobilise notre énergie, qui dessine nos rêves…

Et là, les symptômes, lorsqu’ils se présentent sont étudiés avec le plus grand sérieux. On devient analyste en comparaison de symptômes, incollable en courbes de température, intraitable en calculs des dates d’ovulation (même de sa meilleure pote), spécialiste des taux d’hormones, accro aux forums où des milliers d’autres femmes, elles aussi, se demandent : et si j’étais…..

Et évidemment, on se rend compte qu’on n’est pas seule. Que dans cette aventure a deux ou à trois, d’autres aussi participent, et nos questionnements, nos peurs, sont partagées. On sait désormais qu’au même moment, d’autres femmes songent avec la même puissance a la possibilité que ce mois-ci le test vire positif, et qu’elles se disent d’elles à elles : ça y est, je suis….

Mais d’ici là, il y a parfois des déceptions : les choses ne vont pas exactement comme on le croyait. Ça prend plus de temps, c’est plus long que prévu….On fait connaissance avec son corps, avec le rythme des choses, mais surtout avec sa propre impatience.

Avant même de tomber enceinte, je m’étais déjà posée la question des symptômes. Comme je l’ai décrit plus haut, cela n’avait rien de rationnel. Je n’essayais pas de tomber enceinte ou alors j’étais sous pilule, et pourtant, une petite nausée, un ventre légèrement rebondi, un vertige, et je me voyais déjà, le test en main, déclarer fièrement que j’étais enceinte…malgré moi.

Bien-sûr, cela n’est jamais arrivé.

Puis, j’ai décidé que j’étais prête. J’ai calculé la date d’ovulation, j’ai même observe la glaire cervicale et essayé de repérer mon ovulation ( de la ressentir !).

J’ai toujours pensé avant d’essayer, que je n’étais pas fertile, et que, je mettrais du temps pour tomber enceinte. J’ai prévenu mon mari : il faut essayer beaucoup, tu sais, pour y arriver. Et pourtant il ne m’a fallu qu’un mois. On ne tombe pas enceinte comme ça, je me disais.

J’ai parcouru tous les sites sur l’infertilité, pour me réconforter, avant même d’avoir essayé. Je ne voulais pas me faire des fausses joies, mais au contraire, voir ce qui m’attendrait, si je ne pouvais pas tomber enceinte facilement.

On n’en parle pas beaucoup et pourtant. Beaucoup de femmes seraient comme moi. Effrayées de ne pas être capables de concevoir. Se posant des questions sur la capacité à être mères biologiquement parlant.

Une psychologue, un jour, m’expliquait que c’était une peur universelle et très normale. Entendre cela était très réconfortant. Et c’est important de le rappeler à toutes celles qui essaient ou qui essaieront. Il est normal d’avoir des doutes, et il est normal d’avoir ces peurs.

What is listening?

datedaily.mate1.com
datedaily.mate1.com

Mama, I wanna tell you a story.

You don’t need to be a big boy or girl to listen to my story.

Just listen.

So we were in the car, one of my very good friend and I, trying, from each side, to be close to each other, to understand each other, to reach one another. But words were putting distance. It wasn’t the words out spoken, it was all these theories we had, all these certitudes we advocated. All this premade ideas about everything that were sitting between us and make it impossible to happen.

I’m talking about listening.

After this conversation, during which each one was trying to be right,  I came out to a realization. I realized that what I though was my opened mind was not. I realized that it’s not important to be right or wrong when someone is asking you to listen to him. Most importantly, listening is.

But we could wonder what is listening? What is being an ear?

As I was realizing the contradictions that we were both the actors, the misinterpretations that we would both do, the projections that we would both make on each other, the judgmental attitude that we both had, I came to the point, that maybe being open is not only accepting the others and their differences, it’s really listening to them without commenting, without analyzing, without being judge.

It’s being able to listen to someone, even though he is not speaking.

It’s also being able to listen, and  let those words of the mind or words of the body get out, and be part of everything, because there’s no such thing as an explanation for everything.

Every attitude, every tear shaded, every reaction is its own, we don’t need to put words to make it more real or explain it or give solutions.

Now, sometimes we can help with our solutions, but we have to keep in mind that they are only our interpretation of the  truth, they are not the truth itself.

Each path is personal, and each path is truth.

Most of the times, taking one’s hand and holding it strongly, worth better than many words spoken.

Love can be spoken with this touch, with this quietness, with this humility, with this seemingly passive attitude that is in fact more active that any word outspoken.

I’m happy about being able now to receive more, that I made a realization.

 

 

One day it will be the blue in your eyes.

Ton papa

Every once in a while, your father takes his bathsuit, his towel, and goes to sunbaleich, a public beach, 30 minutes away.
ventre
Even in winter, when the water is freezing, he vanishes for a couple of hour, and comes back, his skin tasting salt & sun.

Today, we went together. You must have seen your father’s face shining when he looked at the sea. He says we are gifted to have Mediterranean Sea in Lebanon.
Moi, ta maman
He wanted me to swim with him, so you can swim with him too. He says you will love that. I don’t know whether you will love it or not, but I know you will have the opportunity to do. Some never did. Some never had the chance to see the beach or to learn to swim. You will have the choice to choose. This is what your father and I can give you. I refused to swim, I told him the water is too cold, and that he’ll teach you when you’ll be out of my belly.

He said he can’t wait to meet you.

I said, I still need some months to prepare myself to welcome you. Maybe it’s not true. Maybe if you were out early, it would be the same, I will get used to you instantely and I will not need time.

Nobody knows.

But Nature is giving me this time now.

Nature has it reason for it to be 9 months.

Les ombres de nous
This picture came out alone, as I was experiencing my camera. I often do this kind of shadow pictures, but this one was not done in purpose. On the left of the picture, it looks like a fish but it’s not. It’s just some clothes left.

mer 1

This picture is the blue of the beach, the blue of the sky, the blue in the eyes.

One day it will be the blue in your eyes.

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