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Un poil' enceinte et des poussiereuh

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May 2015

Les hauts et les bas de la mere

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Tout le monde a des hauts et des bas.

Même un arbre a des hauts et des bas.

Regarde-le d’en dessous, tu verras une touffe de poils verte. Regarde le d’au-dessus, tu n’y verras que du noir.

Tout le monde a des hauts et des bas. Même un ciel, une lune, un chat…

Alors une mère… Toi, tu ne le vois peut-être pas.

Tu as l’habitude des sourires, car on t’a dit que c’est un grand événement Ou tu imagines le pire, car on t’a dit que c’est un grand événement On t’a dit juste dit ” c’est un grand”

C’est un grand ceci, c’est un grand cela, et tu imagines déjà quelque chose qui ne ressemble ni à un haut ni à un bas Car les hauts et les bas de la mère; Ce n’est ni grand, ni petit C’est juste Haut et Bas. Comme un mouvement. Haut et Bas. Comme une voix. Haut et Bas. Comme des escaliers que tu prends. tu montes, tu descends…

Quand tu montes, tu peux voir des étoiles et tu peux voir des oiseaux Tu peux aussi ne rien voir du tout mais monter quand même

Quand tu descends, tu peux voir des pieds, des crottes, des saletés Tu peux aussi t’enfoncer et ne rien voir du tout mais t’enfoncer quand même

Il y a des hauts qui sont plus hauts que d’autres

Et des bas, plus bas que terre

Il y a des bas qui font poser plein de questions

et des hauts qui y répondent…

Il y a des hauts qui sont bénis et des bas qui sont honnis

Il y a des bas qui te font dire : plus jamais cela Et des hauts qui y répondent : encore un petit dernier…

Les hauts et les bas de la mère Qui se fiche de tous, de tous les grands principes Qui n’appartiennent qu’à la mère

Qui ne sont ni trop hauts, ni trop bas Qui n’appartiennent qu’à la mère

Qui ne sont ni graves, ni anodins Qui n’appartiennent qu’a la mère

Vos parents ne sont pas vos parents.

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Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les enfants de la vie.

C’est Gibran Khalil Gibran qui l’a dit.

Moi elle me fait penser désormais a autre chose qu’elle-même. Elle me fait penser a cette phrase-la :

“Vos parents ne sont pas vos parents. Ils sont les enfants de la vie.”

Je me demande.

Quand cesse-t-on d’être un enfant?

Je ne veux pas nier la souffrance des enfants. Celle des enfants qui n’ont pas eu la chance d’une relation avec papa ou maman. Une relation d’amour. La seule qui compte.

Ces enfants souffrent.

Je dis la liberation possible quand on permet a nos parents, de temps en temps, pour commencer, d’être autre chose que ce qu’ils sont a travers le prisme du coeur, d’être autre chose, d’être eux aussi, les enfants de la vie…

Pour y parvenir, il faut peut-être beaucoup. Parfois, souvent, c’est dur de pardonner.

Pourtant, c’est vrai, terriblement vrai, combien nos parents sont des enfants. Regardez-nous. Nous procréons, et nous devenons de nouveau des enfants grace a nos enfants….nous laissons ces êtres merveilleux caresser nos coeurs, nous promener de nouveau dans les recoins de notre enfance.

Nous devenons des enfants.
Les enfants de nos enfants.

En redécouvrant un sens profond aux mondes invisibles, une douceur de vivre, un besoin d’être dans l’immédiat du “maintenant”.

Vos parents ne sont pas vos parents…..

On l’oublie mais ils étaient des enfants avant qu’on naisse. Tous. Meme le plus dur, le plus cruel, le plus méchant, un jour il fut lui aussi un enfant.

Des fois je regarde mes parents dans les yeux et je sais, et je suis sure. Il y a encore la petite fille et le petit garçon en chacun d’eux.

Je les vois comme ils sont et non comme je les fantasme.

C’est pas toujours facile d’accepter ces enfants…Ils font des bêtises…Ils se tiennent pas comme il faut.

Des enfants …. Pourquoi c’est dur parfois la vérité? Ca n’a pas assez de gout, ce n’est assez sale ou sucre?

C’est juste la vérité. La simple parfois cruelle vérité? Mais la vérité quand meme…. C’est important de le dire.

C’est important qu’un parent ose dire a son enfant : tu sais, moi aussi, je ne sais pas…car vois-tu la vie est un mystère. La vie est un don et la vie m’échappe comme elle t’échappe. Je suis comme toi, un enfant de la vie… Mais si tu veux, on peut découvrir, on peut partager, on peut douter ensemble….

Oui, on pourrait faire cela.

Jouer a la vie.

Ce n’est pas si sérieux, tu sais….

Dire la vérité aux enfants.

Celle qu’on est nous aussi, comme eux, des enfants pour toujours, des découvreurs, des enfants de la vie… Que ca ne se passe pas avant, pas après….la vie, la vraie. Que c’est maintenant.

Que la vie appartient aux enfants.

Et puis dire aux enfants que nous allons mourir un jour. C’est important que les enfants comprennent, même les “grands” enfants, que les parents meurent un jour.

Que ces parents, ces enfants vont et viennent.

Les enfants de la vie.

Le jour où je suis devenue maman ( The Day I Became A Mum)

11062655_10206445453594502_4183804901889721048_n Le jour où je suis devenue maman n’est pas le jour où je suis tombée enceinte. Ce n’est pas non plus le jour où j’ai accouché. Ni celui  j’ai tenu pour la première fois mon enfant dans mes bras. Ça ce sont les jours dans les photos peut-être…mais ce ne sont pas mes jours à moi. Le jour  je suis devenue maman, c’est celui , j’ai senti pour la première fois, à la vue de ce petit être un amour infini creuser mon coeur. Je ne sais pas exactement la date, et ce n’est pas important la date. C’est le jour où pour la première fois, j’ai senti mon coeur se remplir jusqu’aux joues. Le jour où je suis devenue mère c’est celui  j’ai compris que j’étais mère pour toujours, que j’avais été peut-être une mère avant d’être une mère, mais qu’enfin je  le réalisais.  Le jour  je suis devenue mère, j’ai compris d’autres mères. J’ai cessé de trop analyser les autres, la vie, les choses, et j’ai commencé à regarder à l’intérieur de moi, et à l’intérieur de moi, il y avait une mère. Je lui ai dit : Salut toi, qui es-tu? Et elle a dit : Je suis maman. Et elle m’a tendue les bras. Et c’était chaud. C’était vrai. C’était doux. C’était Dieu. Le jour  je suis devenue mère, j’ai compris que la vie ne tenait qu’à un filPeut-être d’autres le comprennent plus tot, mais moi je l’ai compris le jour où je suis devenue mère. Le jour  je suis devenue mère, l’amour a frappé mon coeur comme la foudre frappe le ciel, et de la pluie est sortie de mes yeux. J’ai pleuré un peu mon enfance, car elle est sortie et m’a regardée et a dit : tu étais, toi aussi un bébé, maman. Le jour  je suis devenue mère, j’ai réalisé que la vie était belle même si elle est courte, que la vie était courte même si elle était belle. J’ai réalisé que la vie était. Le jour  je suis devenue mère, j’ai eu des envies de printemps, de chaleur, des envies de croquer dans les fesses de la vie, j’ai eu des envies de marcher à quatre pattes, de me rouler sur le sol, d’embrasser des pieds, des orteils, des envies de dire je t’aime à tout le monde, des envies d’embrasser Dieu Le jour où je suis devenue mère, j’ai eu envie de m’aimer pour aimer les autres, des envies de vieillir et grandir, des envies de pardonner, d’accepter, d’aimer. Le jour où je suis devenue mère, j’ai compris que l’ambition c’était bien, mais qu’être mère, c’était encore mieux, que tout peut attendre, mais pas l’amour. L’amour n’attend pas. 11196327_10206444339766657_3747411646155678451_n

THE DAY I BECAME A MUM

The day I became a mum was not the day I got pregnant.

It wasn’t either the day I gave birth

Nor the day I held my baby in my arms for the first time.

These moments are well recorded in pictures….but they are not the day.

The day I became a mum was the day I felt for the first time at the sight of my baby, an infinite love growing in my heart.

I don’t know what day it was exactly, and the exact day is not important.

It’s the day I felt for the first time, my heart swelling up to my cheeks.

The day I became a mum was the day I understood – I am from now on and forever a mum, I might have been a mum before, before I became a mum, but it is now that I finally realize it.

The day I became a mum, I started to understand other mums. I stopped analyzing people, life, things, and looked inside myself. And inside myself there was a mum.

I told her : hey you, who are you ? And she said :

I’m mum.

And she opened her arms, and it was warm, it was true, it was soft.
It was God.

The day I became a mum, I understood that life is short. Maybe other people realize this sooner, but I realized it the day I became a mum.

The day I became a mum, love hit my heart like thunder hit the sky and rain cried out from my eyes. I weeped the passing of my own childhood and it looked back at me and said : you were also a baby, mama.

The day I became a mum, I realized that life is short even if it’s beautiful, that life is beautiful even if it’s short.

I realized that life is.

The day I became a mum, I had desires for spring, for warmth, I had the desire to bite into life’s behind, to walk on all four, to roll on the floor, to kiss feet, toes, to tell every single one I love you.

I had the desire to kiss God.

The day I became a mum. I had the desire to love myself in order to love others, yearning to grow and to grow older. I had the desire to forgive, to accept, to love.

The day I became a mum, I understood that to have ambitions was good but that being a mother was even better.

That all things can be postponed, but not love.

Love does not wait.

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