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Un poil' enceinte et des poussiereuh

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October 2015

I’m a good enough mother

Em Tulsi
Em Tulsi

We could ask the question differently.

We could wonder : Is this a good enough world ?

And then, we would be tempted to wonder : What is the world ? Is the world an objective reality ? Is the world a subjective reality ? Maybe Both ? Maybe your reality, your perception or your kids perception or your neighbours perception ?

Or all those things together ?

It’s the same about being a mum.

You are not an objective reality.

Or just one woman.

You’re not even just a woman.

You’re also this soul that is not defined by your gender.

You are this soul and reality that is not just defined by your motherhood.

When it is true that your soul is contained within one body, you can be many women in ONE.

And in the same way, you can be many mothers in One.

You can be the careful mother, but also the worried mother, the carrieristic mother and then the dedicated mother in the SAME day.

All these women are not actresses. They are you. They are not playing in a movie, they are playing in the playground of life.

Where does the conception of the perfect mother comes from ?

Where does this fear of never doing enough comes from ?

Are we living our lives like a competition that we win or loose ? Arent we, when we are only motivated about the results of our actions, living in the theory of our life instead of living the life itself, with all the contradictions within?

Life is not something we can only act upon even if we are told the opposite. Many times in our lives, we need to surrender and accept that we cannot control everything. We cannot control that someone doesnt love us anymore, we cannot control that we are suddenly very sick, we cannot control death or accidents. Yet we continue to live after big and small events. We continue to live and we continue to change.

Take for instance a couple. In the beginning it’s all about passion, then it changes into something more mature or just different, sometimes the couple stays a couple sometimes it doesn’t…But if we had to judge the couple, what should we judge ? Which moment, which period of the couple should we judge ? If let’s say, they break apart, does this mean that they were not meant to be ? But then what about all the beautiful moments the couple had together ? What about all these lessons they taugh each other or they taugh themesleves ? Which part of the history should we record ?

We maintain the false idea that things must go one way because we were taugh that we win or loose. No middle. But that’s not true.

We just live. And life is not static.

It’s « living ». That’s why we call it « life ».

Same with motherhood. Motherhood is a living thing. Like a tree, like anything that grows, it changes shapes. Sometimes it needs sun, sometimes it needs water, sometimes it grows quickly and sometimes not. And it’s still the same tree.

It has to deal with something bigger than itself : duality. Our kids need separation to become independant and stronger. But they also need bonding. Does this mean that we have to make one choice ? No. Same with mothering.

When I wake up in the morning in a bad mood for whatever reason, it just means I’m in a bad mood. It doesnt mean i’m a bad mother. If I shout at my husband, at my kid, and then realize i was wrong and apologize, it doesnt mean i’m a bad mother, it means i’m a healthy humanbeing realizing its behavior and conscious about its limits. Of course, I need to be aware. I need to be aware of the world I live in and make the best choices i can make. But I only have the responsability of the duty, not the responsability of the result.

I’m a good enough mother because I care and I doubt myself. That’s already making me a great mother.

But i’m also a good enough mother because I’m a happy woman and i care about myself. That’s already making me a great mother.

I’m a good enough mother because I’ve accepted to let go and i’ve taugh my kids by letting go, to let go too.

I’m a good enough mother.

And so are you.

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Pourquoi ai-je fait un enfant ?

Tulsi, le premier jour de sa vie

Il y a des réponses qui existent. On le sait tous. Ce qu’on ignore c’est quand on elles existeront enfin pour nous.

C’est quoi de dire : tu verras, être maman c’est la plus belle chose au monde, quand tous les matins, on se réveille avec l’envie plus ou moins de mourir.

Ce n’est pas une réponse, certainement. Ce n’est même pas une question.

Pour certaines peut-être, il suffit d’un regard. C’est comme le coup de foudre. Et pour d’autres, le regard ne suffit pas. Ni sa multiplication. Ni même la certitude intellectuelle qu’être mère est merveilleux.

Pour moi, il aura fallu un an. Un an pour réaliser que j’aimais être mère. Un an pour répondre à la question : un enfant, pourquoi ?

Ca s’est produit un matin, le sentiment lumineux. L’impression qu’une ombre se levait pour éblouir l’être au fond de l’âme.

C’est en fait bien plus profond que je ne le croyais, une âme. C’est même très très très  profond. On ne sait pas si on ne fait pas l’expérience de vivre jusqu’au bout nos contradictions, combien une âme peut contenir de lumière.

Ce matin, je m’étais levée différente, je m’étais levée sans doutes, sans questions, sans raisonnements. Et j’ai dit pour la premiere fois, non pas devant une foule, ou devant mon mari, ou devant une amie, mais à moi-meme, j’ai dit : j’aime ma vie et j’aime être maman.

On dit qu’il faut donner beaucoup d’eau aux graines pour en faire un arbre. Je ne sais pas combien j’ai été arrosée. Je sais toutefois qu’en une seule nuit, je suis passée d’une question qui me semblait promise a l’éternité à une réponse sans appel.

J’aime être mère.

Je sais que cela n’a pas été le produit d’une réflexion particuliere, d’un raisonnement particulier, d’une révélation externe ou d’une auto-persuasion qui sur la longue aurait porté ses fruits.

Non. J’ai simplement admis que j’aimais être mère sans faire aucun effort, sans lutter contre quoi que ce soit, sans essayer de comprendre pourquoi, comment.

C’est vraiment quand j’ai cessé toute entreprise de comprendre par la rationalité l’origine et la profondeur de mes questionnements, c’est quand j’ai cessé  de me forcer d’éprouver quoi que ce soit, qu’a pu jaillir de l’obscurité une lumière.

Comme un arbre, un champignon, une fleur. N’importe quoi qui jaillit de sous la terre pour envisager le soleil.

J’ai vu le soleil.

Pas avec les yeux, mais avec la compréhension essentielle qui n’est saisie par aucun organe du corps.

Pour bien comprendre l’état  dans lequel j’étais avant il faut s’imaginer une femme dans le corps d’une taupe.

La taupe cherche la lumière qu’on promet à toutes les mères. Un sens, une réponse, le calin d’une certitude.

Un peu comme pour ceux qui se demandent : est-ce que je crois en dieu ? Est-ce que je crois au paradis ? Est-ce que je crois aux miracles ?

La taupe se demande : est-ce que je crois en la maternité ?

Et si je n’y crois pas, poursuit la taupe, pourquoi ai-je donc fait un enfant ?

Si la mère porte la vie, c’est qu’elle le veut. C’est ce qu’on a dit à la taupe….

Mais quand la taupe est tombée enceinte, pensant le vouloir très fort, son monde s’est écroulé Il n’y avait plus de ciel car l’enfant l’ancrait, et comme la taupe se sentait piégée, c’est sous la terre qu’elle s’est ancrée (et pas dessus).

Pourquoi ai-je fait un enfant ?

Le doute, le doute, toujours le doute. Des idées noires parfois…

Mais surtout…la culpabilité.

Cette impression de confirmer le monde en procréant. Ce sentiment de jouer à la comedie du monde en lui faisant un enfant qui un jour lui aussi allait mourir (et par ma faute, puique c’est moi qui le naissait !) Le sentiment aussi de faire désormais partie de ceux qui ont des enfants, et qui doivent agir comme les gens qui ont des enfants. Egoistement. Adorés de la société de consommation. Des enfants qui iraient un jour à l’école comme tout le monde. Des enfants pour tout recommencer…et pourquoi?

Le sentiment d’être une conservatrice qui a reproduit le schéma de ses parents alors qu’elle aurait pu tout bonnement se consacrer aux « grandes » choses de la vie : l’écriture  romanesque, l’aventure, l’aide aux démunis…

Les grandes choses. La vie sauvage. La vie rebelle.

Et pour moi, alors, la vie sans enfants.

Enceinte, fatiguée et démunie, je me suis demandée si c’était une facon pour le cosmos de me préparer à la fatigue d’être mère  ou encore si c’était sa manière de me dire que pour donner la vie, il fallait côtoyer la mort. Ou que c’était la fin d’un cycle, qu’en devenant mère, je me tuais un peu moi-meme, j’accédais enfin à ce que serait ma mort.

Oui, la grossesse était triste. Elle n’etait faite que d’inconnues.

Qui est cet enfant que l’on porte ? Que devient la vie quand on cesse de le porter et qu’il existe pour nous pour toujours ? Pourquoi faire un enfant dans un monde pareil, un pays pareil, ou on peut à peine respirer dans les rues ? Pourquoi faire un enfant quand des millions d’enfants souffrent ?

La question revenait incessamment. La culpabilité de porter l’enfant et de l’offrir au monde…La croyance que c’était moi qui décidais de le porter…et de l’offrir…que c’était moi qui faisais son monde, le monde….

Je croyais fermement que c’était moi qui decidait. Et quand j’en parlais à Nabil, il disait :

« Mais tu n’as rien décidé du tout, c’est arrivé, c’est tout. Ce n’est pas toi. C’est plus grand que toi… ».

D’autres questions me taraudaient.

Quelle femme en effet devenais-je en accédant à la maternité ?

Toute mon éducation et la société dans laquelle j’ai grandi, m’a appris à être belle sinon intelligente.

Et si je n’ai ni l’un ni l’autre, alors elle m’aura appris à être gentille, serviable, organisée, inventive, travailleuse, bonne élève, cancre, artiste, comptable.

Et j’en passe.

Mais jamais la société ou ma famille ne m’a appris que je pouvais aussi être une maman.
Je ne me souviens pas, jamais, qu’on m’ait dit : un jour, tu deviendras maman. On m’a certainement dit : tu auras un jour des enfants. Mais jamais on ne m’a dit : tu deviendras maman.

Maman. Je dis bien maman et je ne dis rien d’autre.

Jamais à l’école quand on nous parlait de l’avenir, je n’ai entendu dire de la bouche de mes amis : moi plus tard, je veux être maman. C’etait une chose qui coulait de source. Mais ce n’était pas un « devenir ».

Pourquoi ai-je fait un enfant?

Je ne pourrais pas répondre à cette question car je ne l’ai pas fait, l’enfant. C’est lui qui m’a fait maman.

Je ne peux pas dire pourquoi car la réponse se précise tous les jours un peu plus. Je dis bien un peu plus. Car la réponse c’est l’amour. Et il ne décroît pas.

Je ne peux pas répondre à cette question car c’est comme de dire, j’ai besoin de voir Dieu pour croire en lui. Mais voila, je crois en la maternité et je n’ai aucune preuve, je n’ai rien à enseigner à personne, je n’ai rien à dévoiler sur comment un jour on se permet d’aimer.

Et ce matin, la lumière. Ce matin, la douce compréhension qu’il n’y a plus rien à comprendre, et tout à laisser aller.

La compréhension que le cœur qui ne peut pas se laisser a l’amour a besoin du temps dont il a besoin et que c’est de l’amour que de lui donner le temps dont il a besoin.

On pense si souvent que l’amour est une chose qui va de soi. Mais ce n’est pas vrai. L’amour est un mystère qui n’a aucune loi.

Breastfeeding : a sensual therapy for our breast

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He or she is born. The arms are full of the empty belly and the breastfeeding journey can start. You’ve been thinking about it, reading about it, now it’s time to apply the “principles’ you’ve been taught.

In the beginning, you are a little hesitant, a little scared of not being able to breastfeed properly. Just like the doubts around your fertility striked you just before you got pregnant, you are not really sure about how much milk your breast will produce.

You’ve heard it’s very natural to breastfeed but you’ve also heard the opposite. All these stories of women who “failed” breastfeeding their children for sometimes obscure and confusing reasons. All these rumours of the hardship of breastfeeding, of the “you might not have milk” or of the “he might refuse your breast”….

What you might have not heard, what you might not know is that you are not alone. You are not alone doubting your abilities, you are not alone wondering a lot about the technical aspects of breastfeeding.  Before you and after you, millions of mums had and will have the same wonders and questions.

Your breast are tested again. Before, it was about how big or small they were, about how much they were attractive. It was about them defining a part of your access to “feminity”. Now, it’s another trial. It’s about their ability to feed the baby, to keep him healthy, to calm him down. And  you might be found guilty.

The journey starts. A more or less difficult, sometimes painful, sometimes messy journey. Your breast are growing bigger and bigger and it seems like you can’t recognize them anymore. Even your husband is looking at them with surprise although they have ceased to be a matter of sexuality really, they are here to “feed”.

The tits hurt, the uterus is retracting. Just as you are loosing some of your belly, your breast are going bigger. It’s like motherhood moving from the belly to the chest, from the core to the heart. You produce occytocine, the love hormone, and sometimes you just get high. It kind of gets to your head. It’s a journey by all means. Physical and emotionnal.

In the beginning, it’s hectic. Most of the time, your breast are just out, visible and available 20 hours per day. You’ve suddenly become a milk machine. A 24 hours one and it seems like it’s never going to stop. The baby is litterally eating (you?) all the time. You are at his entire disposal. Opening to him your chest, opening to him your heart. He is very little which makes you more careful, a little mannered. You do wonder whether he’s gaining weight or not and you do question the quality of your milk.

And then slowly, most of the times, the technical aspects of breastfeeding just fade. You stop questionning and you kinda get used to it. The fact you are completely absorbed by a very needy baby doesnt allow you to rest or take some distance from the situation. You are doing the job because you have to.

Then one day something else happens. You start looking at the baby as he is on the breast and you feel completely immersed in the present moment.

There’s no pain anymore. Breastfeeding became confortable. Not only you enjoy it, but something is going on inside of you. As the baby grows and becomes a little person, the relation to the breast turns to a more sensorial experience. Not only the baby is eating, he is now playing with the tit, he sometimes cuddles the breast with his little hands. At night, even with the eyes closed, his lips are looking for you and as you give him the breast, this sensation of his lips on your tit is somehow conforting. You feel empowered. You feel that you are the main source of confort for someone. The baby starts looking at you and it seems like he’s talking to your soul, touching it, touching your sensitivity, touching your heart. It starts with the skin and takes you to unpredictable places of your heart that you never knew. And you feel like you are the entire world for him. You feel you are his god.

You are an entire worldnow. Just the way you were for the person you loved. You become the world of someone. The world of someone who loves you unconditionnally.

From questionning yourself about your abilities as a breastfeeding mother, you start to feel more and more attached to this little baby. You heart opens. Your feelings grow. Your relation to your breast grow as well.

You used to hate them for any kind of reason. They were too small, too big, too this or that. Now that they are so cherished by your baby, now that they are touched with so much love, you look at them differently. They were the reason why he grew. They can’t be that bad. You start touching your breast, something you didnt really think of before. There’s immense pleasure in such act.You look at them and it happens that sometimes you tell yourself : they are beautiful.

But it’s not just about that. it’s not just about what you think of them. it’s about what you feel when you breastfeed. You feel pleasure. You feel power. You feel relaxed and loved. You are more and more connected to your sensuality in all its means. You are even more aware of your sexuality, of some hidden places in your body that are suddenly arroused when you are touched and loved.

It’s a story of love between you and the baby but it’s also a story of reconciliation with this part of your feminity that has been judged all your life, that has been mistretaed by medias and the cliche of what is a “beautiful body”.

It’s not about visualization anymore. It’s not about seeing beauty in the mirror. It’s about feeling beautiful because we are loved and we are love givers.

It’s a story of love and sensuality.

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